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VISITE DE MATHIEU HASKINS, ANCIEN ELEVE DU LFKL

Qui aurait cru qu’un jour un élève du LFKL atterrirait au palais de la reine d’Angleterre ? C’est justement l’opportunité qui nous a été offerte par notre professeur de LVA, Mr. Moustafy, le 2 octobre 2018. Mathieu Haskins, un jeune franco-anglais de 21 ans est en fait un ancien élève du LFKL.

Au collège, il était vu comme un élève moyen, celui qui faisait “un peu n’importe quoi pendant la récré”. Peu de monde croyait en lui à cause de ses notes peu élevées, et certains proposaient de l’envoyer faire une filière de Baccalauréat Pro en France. Au final, le système scolaire français ne lui convenait tout simplement pas. Pourtant, Haskins était un garçon ambitieux. Ses premiers plans étaient d’entrer dans l’armée, puis d’être agent immobilier. Mais ses problèmes au niveau cardiaque l’ont éloigné d’une carrière dans l’armée, et il changea d’avis quant au métier d’agent immobilier.

Cependant certains voyaient en lui un véritable potentiel, au-delà des résultats scolaires. Il trouva une autre alternative : le Baccalauréat International (ou BI), qui apprend aux élèves les techniques adéquates pour s’intégrer dans le monde du travail, et cela dans un contexte culturel très international. Haskins, séduit par l’idée, décida de déménager en Angleterre s’inscrire au Baccalauréat International. Très peu de temps après, il finit ses études scolaires avec succès. Mais après avoir obtenu son diplôme, il ne savait toujours pas ce qu’il voulait faire.

Alors, il décida de faire deux ans d’études en psychologie, mais le sujet ne lui plaisant plus, il se tourna vers la gestion des affaires, et étudia à UCL (University College London), une des meilleures universités de l’Angleterre. Mais, n’étant toujours pas satisfait, il décida alors de prendre des cours de cuisine à RuTC (Richmond upon Thames College). Ainsi, le jour, il était submergé par ses cours de management, et le soir, il pouvait se libérer et cuisiner avec d’autres passionnés et faire des compétitions culinaires.

Donc, comment Haskins est-il devenu le chef cuisinier de la Reine ? Après tous ces cours à l’université et en cuisine, il eut un jour l’opportunité de faire un stage de deux semaines au château de Windsor, et ses employeurs furent tellement satisfaits de lui qu’ils décidèrent d’étendre son contrat de travail.
Aujourd’hui, Haskins travaille à plein temps en cuisine, et s’occupe des repas au palais. Il se réveille tous les matins à 5 heures, et ses journées peuvent s’étaler de 8 heures à 19 heures par jour. Être chef cuisinier veut aussi dire que 13 personnes plus âgées que lui travaillent sous sa tutelle. Haskins souligne bien qu’étant plus jeune qu’eux, il doit construire le respect et le travail d’équipe afin d’avoir une bonne organisation de la cuisine et des repas.

À travers des métaphores sur la nourriture, Haskins nous dévoile ses conseils pour bien réussir sa vie et être heureux pour vivre en toute satisfaction. Il insiste avant tout qu’il faut faire avec ce qu’on a. En effet, les meilleurs plats de Haskins sont ceux basés sur des d’ingrédients qu’il trouve dans son frigo à la fin du mois, et qu’il arrive à transformer en plats exceptionnels.
Dans la vie, il ne faut pas non plus chercher à compliquer les choses. Comme un plat qui refroidit si on passe trop de temps dessus, il ne faut pas rester figé sur une idée trop longtemps, sinon on risque de s’en éloigner.

Mais au final, s’il y a échec, il y a une chose qui est sûre pour Haskins, c’est que nous apprenons et nous continuerons toujours d’apprendre dans la vie. La passion et l’assiduité dans le travail sont la clef de voûte, le moteur qui nous guideront vers le succès. “It is not how we fall, it is how we get back up”, dit-il, phrase que l’on peut traduire par “ce n’est pas la façon dont on tombe qui compte, c’est la façon dont on se relève”.

Haskins nous a aussi donné une métaphore quant au bonheur dans le travail. Dans le monde, il y a les moutons et les loups. L’un n’est pas meilleur que l’autre, c’est juste une question de point de vue. Certains seront plus heureux à travailler dans un bureau de 9h a 18h, du lundi au vendredi, tout en sachant qu’ils ont un salaire assuré. D’autres préféreront plus d’indépendance et de liberté, mais ils auront plus de risques financiers. Ceux-ci, les loups. A chacun sa notion du bonheur.

~ Les Littéraires en Force 2018/2019